×

Pour une attribution publique et transparente des logements sociaux !

Pour une attribution publique et transparente des logements sociaux !

Depuis l’hiver 54 et l’appel de l’abbé Pierre, la question du mal logement est centrale en France. Le logement social doit aider ceux qui ne peuvent pas se loger par leurs propres moyens. A Gentilly, ce sont 1 725 dossiers en attente en 2019 pour seulement 187 logements attribués soit 10,8% des demandes satisfaites. Il faudrait donc 10 ans pour satisfaire l’ensemble des demandes des habitants, si plus aucune nouvelle demande n’arrivait. Avec la crise qui frappe durement, il faudra plus de temps.

Aussi, l’attribution des logements sociaux est sujette à beaucoup de discussions à Gentilly. Il faut dire qu’avec 44,7% de logements sociaux en 2017 selon l’Insee, cela concerne beaucoup de monde. Même si le nombre de logements sociaux à Gentilly a diminué en dix ans (passant de 3 965 logements en 2007 (soit 51%) à 3 861 logements en 2017).

En effet, les Gentilléens sont nombreux à se plaindre de l’attribution des logements. Pour l’opposition, le sujet est délicat car la ville a toujours refusé que nous siégions au Conseil d’administration d’Opaly (qui gère 55% du parc social à Gentilly - bailleur social partagé historiquement avec Arcueil et qui devrait fusionner avec Cachan, Villejuif et Vitry).

Contrairement à l’usage dans d’autres villes, nous ne siégeons pas à la commission d’attribution. Impossible donc de témoigner de ce qui s’y passe. Impossible de donner un avis sur la gestion des logements sociaux à Gentilly.

Sans présager de quelconque pratique clientéliste, le logement social est un bien public. A ce titre, tout en préservant l’anonymat, chacun doit pouvoir connaître les raisons de son attente et pourquoi tel dossier s’est vu attribuer un logement en priorité. C’est un impératif de transparence et de justice sociale.

C’est pourquoi, une nouvelle fois, lors du Conseil municipal du 14 avril dernier, nous avons demandé des commissions d’attribution publiques et décisions transparentes dans le respect de l’anonymat. Avec un système de notation des dossiers, chacun pourra juger de la juste attribution d’un logement.

Il est également un chantier à ouvrir, c’est celui du parcours résidentiel. En effet, certains Gentilléens nous font régulièrement part de leurs difficultés à changer d’appartement : parce que les enfants sont partis et qu’il est trop grand ou au contraire parce que la famille s’agrandit et qu’une pièce en plus devient nécessairement urgente. Quand un enfant arrive dans une famille, la grossesse dure 9 mois, pas 10 ans ! C’est un chantier prioritaire pour répondre à toutes les demandes et s’adapter à la vie des habitants.

Ces propositions, nous les défendons car les Gentilléens méritent qu’on les accompagne mais surtout ils méritent de savoir qu’on le fait avec justice et équité. Que le favoritisme et les passe-droit n’ont pas leur place et qu’on aide en priorité ceux qui en ont le plus besoin.

Par Benoît Crespin,
Président du groupe Bien Commun pour Gentilly

Solidarité Logement slider

Benoît CRESPIN

Au service de Gentilly depuis plus de 10 ans, Benoît Crespin est Conseiller municipal depuis 2014. Chef de fil de l’opposition entre 2014 et 2018 et président de Gentilly Entente jusque fin 2018.

En juin 2019, il a souhaité fonder Le Bien Commun pour Gentilly afin de réunir des Gentilléennes et des Gentilléens de tous horizons, soucieux du Bien Commun et désireux de mettre leur énergie et leurs talents au service de notre ville et de ses habitants, hors des partis politiques.

Habitant du quartier du Val de Bièvre, Benoît Crespin est marié et père de 3 enfants. Il dirige les équipes en France d’un leader européen du voyage en ligne.

Candidat à la mairie, il s’engage aujourd’hui pour servir tous les Gentilléens, notamment les plus modestes et changer vraiment Gentilly.

Bien commun pour Gentilly

Créons ensemble les conditions de l’UNIQUE choix alternatif pour Gentilly. Proposons une politique tournée vers le travail, le mérite mais aussi vers la solidarité pour toutes celles et ceux qui souffrent.

Newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter pour rester informé.